L’amour et l’ego : deux regards sur la relation
- Elodie De Sousa

- 5 déc. 2025
- 2 min de lecture
Dernière mise à jour : 6 janv.
L’amour naît dans l’ouverture.
Il inclut, il relie, il cherche le nous avant le moi.
L’amour s’intéresse à la connexion authentique, à ce qui rapproche, à ce qui fait grandir ensemble.
L’égo, lui, se recentre sur lui-même.
Il mesure, compare, revendique. Il veut être reconnu, parfois au détriment du lien.
Là où l’amour comprend, l’égo juge.
L’amour sait que l’erreur fait partie du chemin ; il pardonne, il apprend, il avance.
L’égo, au contraire, garde la trace des manquements. Il additionne les reproches, comme s’ils pouvaient justifier sa distance ou sa colère.
L’amour cherche à maintenir la relation vivante.
Il s’interroge, il dialogue, il s’adapte.
Il ne fuit pas à la première difficulté, car il sait que la profondeur se construit dans la durée.
L’égo, lui, préfère s’éloigner pour préserver sa fierté.
Il croit se protéger, mais il s’enferme dans sa solitude.
L’amour aspire à la paix.
Il choisit l’écoute plutôt que la confrontation, la compréhension plutôt que la victoire.
L’égo veut avoir raison, même si cela brise le lien, parce qu’il confond raison et valeur personnelle.
L’amour bâtit.
Il tisse patiemment la confiance, crée des espaces où chacun peut exister pleinement.
L’égo détruit souvent sans le vouloir, par peur de perdre le contrôle ou de se sentir vulnérable.
L’amour prend soin.
Il s’inquiète du cœur de l’autre autant que du sien, il cherche à apaiser.
L’égo cherche à se montrer sous son meilleur jour, à défendre une image plus qu’un ressenti.
Quand vient le silence,
l’amour tend la main, il cherche à renouer le dialogue.
L’égo attend que l’autre fasse le premier pas, convaincu qu’agir en premier serait un signe de faiblesse.
L’amour, au fond, est un mouvement d’ouverture.
L’égo, un réflexe de fermeture.
Et c’est dans la conscience de cette différence que nous apprenons à aimer vraiment — sans perdre de vue ni soi, ni l’autre.







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