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Amour et attachement : ce que la relation vient vraiment réveiller en nous

Dans ma pratique, je rencontre souvent des personnes qui parlent d’amour…Alors que ce qui est le plus douloureux, le plus agité, relève surtout de l’attachement.

La relation agit comme un révélateur.Elle met en lumière des parts de nous qui cherchent encore de la sécurité, de la reconnaissance, une place stable dans le lien.

Et cela ne dit rien de notre capacité à aimer.Cela dit quelque chose de notre histoire.


L’attachement : une mémoire relationnelle

L’attachement n’est pas un problème à corriger.C’est un langage ancien, inscrit dans le corps et le système émotionnel, construit à partir de nos premières expériences de lien.

Il se manifeste parfois par :

  • la peur d’être abandonné

  • le besoin de se rassurer constamment

  • la difficulté à faire confiance

  • ou, à l’inverse, le réflexe de se couper pour ne pas dépendre

Quand l’attachement s’active, la réaction est souvent rapide, intense, difficile à réguler. Ce n’est pas une question de volonté. C’est une mémoire qui se réveille.

Quand l’attachement n’est pas conscient, la relation devient un lieu de tension.

Quand il est reconnu, elle devient un espace de transformation.


L’amour : un espace qui n’exige pas

L’amour, tel que je l’observe et l’accompagne, ne fonctionne pas sur le mode de la survie. Il ne demande pas à l’autre de combler un vide ou d’apaiser une peur ancienne.

L’amour commence quand une forme de sécurité intérieure est déjà là, même fragile.Quand je peux ressentir une émotion sans la projeter sur l’autre. Quand je peux exprimer un besoin sans attendre qu’il soit immédiatement réparé.

Aimer, ce n’est pas ne plus avoir de blessures. C’est ne plus demander à l’autre de les porter à ma place.

L’amour, ne force pas. Il ne retient pas. Il ne contrôle pas. Il respire. Il laisse de l’espace. Il se choisit.


La relation comme espace thérapeutique

Les relations sont souvent les lieux où nos schémas deviennent visibles.Elles réveille

nt ce qui demande à être entendu, transformé, intégré.

Dans l’accompagnement, le travail ne consiste pas à “mieux aimer” l’autre, mais à mieux se rencontrer soi :

  • reconnaître ses déclencheurs

  • écouter les signaux du corps

  • différencier le passé du présent

  • restaurer une sécurité interne

Quand l’attachement est reconnu et sécurisé, il cesse de diriger la relation en sous-main.


Vers des liens plus conscients

Il ne s’agit pas d’opposer amour et attachement.Mais de les remettre à leur juste place.

L’attachement a besoin d’être accueilli.L’amour a besoin de liberté, de présence et de responsabilité émotionnelle.

Plus je me sécurise intérieurement ,moins la relation devient un lieu de tension, et plus elle devient un espace de rencontre réelle.

Aimer n’est pas un état figé. C’est un chemin. Un mouvement vivant, conscient, parfois inconfortable, mais profondément transformateur.

 
 
 

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